Snesup Lille 1

Une offre de formation qui mette en avant les critères d’exigences scientifiques et pédagogiques

mardi 27 mars 2012 par Christophe Vuylsteker

Le service public de l’enseignement supérieur doit remplir cette mission en assurant des formations diversifiées, ouvertes à tous, et sans discrimination sociale.

Depuis le passage LMD qui a détruit les cohérences et progressivités disciplinaires au service d’une prétendue modularité conduisant à l’émiettement des enseignements, les débats sur les formations mettent de plus en plus de côté les questions disciplinaires pour satisfaire toujours plus aux injonctions des appels à projets ministériels (Plan Réussite Licence, Nouvelle Licence).
Pour faciliter le choix des étudiants, il faut poursuivre un travail de remise en cohérence de notre offre de formation.

La soutenabilité de l’offre de formation en terme de charge de travail reposant sur les personnels doit devenir un critère dans son examen par les Conseils.

S’il est légitime de défendre la diversité des champs disciplinaires enseignés, il faut combattre l’inflation des diplômes et des parcours (permise depuis la dé-régulation imposée par le LMD) qui serait le fruit des jeux des concurrences internes à notre établissement.

Le lien formation / recherche doit exister et perdurer à tous les niveaux et pas seulement au niveaux M et D. L’ensemble de l’offre de formation doit être revu par le CEVU en regard d’une harmonisation entre les UFR et instituts de Lille1 mais aussi entre les universités régionales. Nous considérons que l’offre concertée en terme de formation est possible sans faire éclater les périmètres des universités actuelles.

Formation des maîtres-Conventions avec La Catho.

Non seulement, la réforme de la « mastérisation » des formations d’enseignants a été catastrophique et pour les étudiants et les enseignants-stagiaires, mais elle a exacerbé la concurrence inter-universitaire régionale. Ainsi, l’accord inter-universitaire signé en Janvier 2010 n’a pas été respecté. Il n’y a pas eu de véritable coopération permettant d’empêcher le dépeçage de l’IUFM par redéploiement des supports vacants d’enseignants et d’enseignants-chercheurs car c’est bien la logique de la compétition qui a prévalu. Les accords de co-portage ou cohabilitations n’ont pas été plus appliqués. Ainsi, l’Université d’Artois, intégratrice de l’IUFM, a préféré faire cavalier seul en signant une convention de master sur la formation des maîtres et des enseignants avec un institut confessionnel (la Catho) alors que ce master était cohabilité avec les autres universités.

Nous continuerons notre action pour obtenir la dénonciation de la convention avec la ’Catho’ et nous défendrons une véritable gestion régionale par la mise en place d’un conseil inter-universitaire de la formation des enseignants.

Stigmatisée par cette convention sur la formation des maîtres, l’université d’Artois, n’est pourtant pas la seule à conventionner avec la Catho. Il faudra également étendre la réflexion sur la politique inter -universitaire régionale en matière de convention avec les établissements privés en fixant des principes généraux qui s’appliqueraient à tous. C’est sur de tels actes que l’on pourra juger des réelles volontés politiques de coopération régionale avant d’imposer des intégrations forcées.


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