Snesup Lille 1

La RGPP au chevet des Organismes de recherche : efficience, mutualisation, fusion...

dimanche 8 mai 2011 par Christophe Vuylsteker

L’une des rares promesses tenues par N Sarkozy : la réduction du nombre de fonctionnaires continue...

La masse salariale, variable d’ajustement en vue de la réduction des déficits publics… même si la cour des comptes a montré que le gain budgétaire est marginal.

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), c’est bien souvent un service rendu aux citoyens de qualité moindre... mais c’est aussi l’espoir des contractuels d’être titularisés un jour qui s’éloigne… pour un Enseignement Supérieur et une Recherche publics particulièrement consommatrices de précaires...

Une pétition en ligne : Non à la RGPP dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche

La RGPP dans les Organismes de recherche…

Les inquiétudes montent dans les organismes de recherche (lire le CR de l’entretien entre syndicats et la délégué régionale du CNRS Nord Pas de Calais du 1er Avril 2011).

La mise en place de la RGPP conduira à la dégradation de l’organisation de la recherche et à la baisse accélérée des effectifs de titulaires.
Les organisations syndicales demandent l’abandon de la RGPP et de sa mise en place et réaffirment leur attachement à la continuité du service public et au maintien de l’emploi.

- A l’INRA, le premier rapport d’audit RGPP sur les fonctions dites "support" de l’INRA a été présenté en CTP le 11 mars...

Si « l’efficience des fonctions support » de l’INRA est, après prise en compte de certaines données, jugée comparable à celle de la moyenne des universités, le document s’interroge sur son financement …
Il est souligné deux éléments
- Le nombre de centres régionaux et de SDAR associés ainsi que la taille de certains centres qui pèsent sur « l’efficience de la fonction finances »
- Le nombre et la dispersion des sites géographiques sur lesquels l’INRA est présent pour des raisons scientifiques pèsent sur l’efficience de la fonction Patrimoine,

Il est dès lors fait appel à la prise en compte des coûts complets dans les projets ANR à déposer …

De mutualiser, de fusionner des centres régionaux,…

- Pour le SNCS, ce qui est à l’œuvre à l‘INRA est ce qui se prépare au CNRS…
La mise en place de la RGPP dans les organismes de recherche se concrétise. L’audit du CNRS, pour une première partie des fonctions administratives, sera fini en juin. Les décisions, qui seront prises par un comité présidé par Sarkozy ou Fillon, sont annoncées pour septembre octobre 2011.

Après les délégations, 40 laboratoires test vont être visités par les inspecteurs de l’Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche (l’IGAENR). Des premières présentations ont lieu en délégation.
article sur

Le texte de la pétition

à l’initiative des syndicats : CGT (SNTRS, CGT-INRA, FERC-SUP), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNETAP, SNEP), SGEN CFDT Recherche EPST, SNPREES-FO, UNSA (Sup’Recherche, SNPTES, A&I), Solidaires (Sud Recherche EPST, Sud Education, Sud Etudiant), CFTC INRA et Recherche, UNEF, SLR, SLU http://www.precarite-esr.org/petitionRGPP:

Les sous-signés affirment leur opposition à la mise en œuvre de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans l’enseignement supérieur et la recherche. Celle-ci vise à supprimer des emplois publics et à changer la nature même du service public.

Ils dénoncent la démarche d’audit des fonctions support et soutien conduite actuellement par l’IGAENR au CNRS, à l’INRA, l’INSERM, l’INRIA et au CIRAD, qui risque de s’étendre à tous les établissements. Cette démarche, basée sur l’utilisation d’« indicateurs de performance », aboutirait à des externalisations, des mutualisations autoritaires (notamment dans les UMR entre organismes et universités) et une centralisation des services avec des mobilités forcées pour les personnels. Elle aggraverait la précarité et la souffrance au travail.

Accentuée dans les universités par les restructurations liées à la loi LRU et au passage aux compétences élargies, cette démarche affecterait également les enseignements.

Ils dénoncent les objectifs comptable et idéologique de cette réforme qui voudrait imposer à tous les niveaux une logique « client-fournisseur » au sein des établissements. Les équipes de recherche, tout comme les équipes d’enseignement, ne doivent pas payer pour des services qui sont une composante indispensable du travail.

Ils récusent la distinction entre un prétendu « cœur de métier » et des fonctions dites « d’accompagnement » de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ils réaffirment la nature collective du travail pédagogique, scientifique, technique ou/et administratif.

Ils exigent :

• L’arrêt des audits RGPP et l’abandon des restructurations liées à la RGPP dans tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

• Le maintien de l’engagement gouvernemental au-delà de 2011 de ne supprimer aucun poste de fonctionnaires dans l’enseignement supérieur et la recherche.

• La création de postes de fonctionnaires de toutes catégories pour titulariser les CDD et les CDI et répondre aux besoins.


titre documents joints

CR entrevue Syndicats-Délégué CNRS Nord Pas-de-Calais

8 mai 2011
info document : PDF
24.7 ko

Audit des fonctions support de l’INRA

8 mai 2011
info document : PDF
322.3 ko

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