Snesup Lille 1

CR CEVU du 15 Avril 2011

jeudi 5 mai 2011

CR CEVU 15 avril 2011 par nos élus Snesup-FSU

rédigé par Blandine Mortain

- Calendrier 2011-2012

  • Le calendrier proposé est construit sur une contrainte logistique et budgétaire : le A4 et le A5 étant utilisés l’an prochain pour stocker les livres de la BU (parce qu’on n’a pas un budget suffisant pour refaire la bibliothèque ET pour stocker les livres pendant ce temps-là…), ne sont plus disponibles pour y faire des examens. Les examens seraient par conséquent organisés dans les halles de sport quand le SUAPS n’en a plus besoin (donc report de la 2e session des semestres impairs en juin !) et dans les amphis qu’il faudrait donc libérer (le 12 décembre si on veut pouvoir faire des évaluations dès décembre). En outre, comme organiser des examens pour des étudiants qui ne viennent pas coûte cher, les étudiants auraient obligation de s’inscrire préalablement, ce qui oblige encore à resserrer les délais de jury.
  • Le bien fondé de ces choix est assez vite remis en question, avec les arguments suivants : le calendrier proposé est intenable ; tout l’effort repose sur les composantes, et aucune sur le SUAPS ; la bascule de la 2e session des semestres impairs en juin n’est pas satisfaisante pour les étudiants, ni pour les secrétariats pédagogiques. On revient donc assez vite à l’idée d’une 2e session après les vacances d’hiver.
  • La question de l’inscription obligatoire des étudiants est plus difficile à résoudre, parce que le fond est plus ambigu : s’il s’agit juste de prévoir combien d’étudiants seront présents, on doit pouvoir le faire à partir des effectifs des années précédentes (ceci n’a pas été facile à faire entendre), mais il émerge aussi des arguments rapides relatifs au sérieux et à la motivation des étudiants. Sur cette base, on discute assez longuement de la possibilité de poser en vacances la 2e semaine des vacances scolaires d’hiver et de faire les rattrapages ensuite. Autrement dit, on maintiendrait des cours sur la première semaine des vacances scolaires, ce qui n’est pas satisfaisant pour les étudiants qui travaillent et pas très réaliste (probabilité forte que de nombreux cours n’aient pas lieu cette semaine-là avec les difficultés de rattrapage), ceci pour permettre aux étudiants de s’inscrire aux rattrapages et au service des examens d’en tenir compte.
  • Finalement, on reste sur un fonctionnement proche de celui de cette année : vacances la première semaine (27 fév) et 2e session la 2e (5 mars) avec fourniture(à l’issue du jury, date ultime 8 février pour affichage le 13) par les responsables d’année (L1 et L2 en particulier, qui gèrent les plus gros effectifs) d’une estimation réaliste du nombre attendu d’étudiants, en vue d’une gestion optimale des salles. Une heure de discussion, et un calendrier modifié adopté à la quasi unanimité.

- Règlement des études

Une heure de discussion là aussi, sur la question de la compensation annuelle en L3, M1 et M2, qui n’est pas autorisée par le règlement. L’UFR de maths a fait remonter une motion signalant les problèmes que cela pose (impossibilité de prendre en compte la progression d’étudiants entre le S5 et le S6, dans le cas notamment d’étudiants étrangers ou venant de DUT ou de BTS ; règle trop stricte de seuil minimum de note).

De cette longue discussion, on retiendra que

  • la compensation semestrielle, càd entre UE à l’intérieur d’un même semestre, s’exerce sans limites en licence, c’est un droit auquel on ne peut pas déroger
  • la compensation annuelle, càd entre deux semestres consécutifs d’une même année (S1-S2, S3-S4, S5-S6) relève de la responsabilité de l’établissement. En l’absence de problèmes relevés en L1 et L2, on garde la règle existante (compensation sans limite en L1, compensation si aucune UE à moins de 5 en L2). Par contre on l’assouplit en L3 et la règle devient : il n’y a pas de compensation annuelle, sauf décision au cas par cas du jury.
  • la compensation semestrielle et annuelle en master relève de la responsabilité de l’établissement, on adopte le même assouplissement qu’en L3 : pas de compensation semestrielle entre UE si une UE<5 (M1), pas de compensation du tout en M2, sauf décision au cas par cas du jury. Le mémoire ou stage reste non compensable et non compensant.

L’idée est donc de ne modifier que ce qui ne va pas (L3 M1 M2), de garder un cadre général auquel le jury ne déroge qu’à titre exceptionnel, en examinant les situations individuelles de chaque étudiant.
Une conséquence pratique de cette modification est le report, pour ces années, du jury de 2e session des semestres impairs en juin : il y aura donc un jury annuel qui sur la base des résultats de 2e session, statuera sur la compensation au cas par cas.

- Gestion des profils S3-S4 SESI

Reprise d’une discussion semble-t-il sensible (mais incompréhensible du point de vue des sciences humaines qui ne sont pas du tout organisées sur ce modèle) sur la question du rattachement des secrétariats pédagogiques :doivent-ils être rattachés aux composantes ou au SUP, doivent-ils être considérés comme dépendant des mentions ou des profils. Au final, on en revient aux souhaits des composantes, et donc on gère au cas par cas, sans vraiment de règle générale, pour les S3 et S4 tout au moins (avant, tout est au SUP, ensuite, tout est dans les composantes).

- Parcours PEIP Polytech

Il s’agit des deux premières années, qui fonctionnent un peu comme des classes prépa intégrées à la licence. Ce fonctionnement n’est pas satisfaisant et on propose de transformer le parcours en profil à part susceptible d’accueillir plus d’étudiants. L’idée est de rester à un niveau de formation généraliste et de reporter la spécialisation aux trois années proprement Polytech, pour ceci il faut 4 semestres de formation autonome. Ces deux années généralistes permettraient en outre aux étudiants d’intégrer d’autres écoles du réseau Polytech. Vote 11 pour, 3 abstentions.

Une autre discussion s’engage sur l’expérimentation des parcours d’ingénierie, qui portent des risques de confusion (le parcours ne donne pas accès à des écoles d’ingénieur), de distinction pas franche entre masters excellents (ingénierie) et masters ordinaires. Laurence et d’autres demandent que la discussion soit reportée pour qu’on ait une vue d’ensemble du projet et les neurones plus frais (il est déjà plus de 12h30…)

- Projet CESAM Dirigeants porté par l’IAE

Il s’agit d’un dossier qui a déjà été voté en cevu et dont une nouvelle orientation est présentée ici : formation payante (4900 euros) destinée aux dirigeants, comprenant entre autres un module de connaissances visant à « s’ouvrir à des problématiques sociétales et à d’autres milieux (qui pensent et vivent différemment ». Sur ce qui pourrait être une ouverture à la sociologie et à l’anthropologie, il n’est en fait proposé que des thèmes sociétaux tels que : « on ne comprend plus les jeunes d’aujourd’hui » ou « décidément, on paie trop d’impôts ». Considérant le haut niveau conceptuel de ces discussions, on propose d’autres thèmes : « tout fout le camp », « y a plus de saison », etc. Plus sérieusement, on propose de demander à l’IAE de revoir sa copie pour la mettre à niveau en termes de communication externe, d’une formation universitaire post bac+5, et on s’étonne aussi que les sociologues et anthropologues de l’université ne soient pas sollicités pour intervenir sur leurs thématiques de recherche. Avec ces réserves, le projet est tout de même voté (10 pour 2 abst)

- Demande de création d’un DU « Intensif relations sociales »
Projet de la même eau que le précédent, mais porté par la FSES, en particulier par le master MRH. Celui-ci vise notamment à « mieux se connaître dans la relation et se faire plaisir » ( ???) et à « développer son intelligence relationnelle » en utilisant l’assertivité et une posture de coach dans les relations avec les partenaires sociaux (ça promet). Ce projet, qui en fait est déjà mis en place, a été présenté la veille en conseil de faculté où il a suscité quelques commentaires sur la non prise en compte des compétences internes à l’ISA (sociologie des mobilisations, des organisations syndicales et autres) et la charge de travail induite pour les enseignants en charge de cette formation. Recueille 8 voix pour 2 abst.

- Charte qualité des formations :
Point remis à un prochain CEVU


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